HERMES

Federación Internacional de Comunicadores Populares

Sur la tactique et la stratégie pour une 6ème République, démocratique, progressiste et écologique

« Sire, nous sommes accablés d’impôts de toutes sortes ; nous vous avons donné jusqu’à présent une partie de notre pain, et il va bientôt nous manquer si cela continue. […] Nous n’en pouvons plus et il faut nous diminuer nos impôts. Ce qui nous fait bien de la peine, c’est que ceux qui ont le plus de bien paient le moins. Nous payons la taille, et le clergé et la noblesse rien de tout cela. Pourquoi donc est-ce que ce sont les riches qui paient le moins et les pauvres qui paient le plus ? Est-ce que chacun ne doit pas payer selon son pouvoir ? Sire, nous vous demandons que cela soit ainsi, parce que cela est juste. »
Extrait du cahier de doléances des paysans de Culmont, 1789.
L’ONU et le Parlement européen dénoncent la répression des «gilets jaunes».
Trois rapporteurs des Nations-Unies s’inquiètent de la répression policière et judiciaire, dont fait l’objet ce mouvement. Ils appellent « la France à repenser ses politiques en matière du maintien de l’ordre ». Les eurodéputés ont voté une résolution condamnant « le recours à des interventions violentes et disproportionnées par les autorités publiques ».
Cela donne
1. Une crise du système de domination en France, causée principalement par la mobilisation et la radicalisation du mouvement des gilets jaunes.
La situation de crise observée depuis 2007, est liée à l'intensification des pressions de la classe bourgeoise et même de petits bourgeois au niveau européen, d’une part par la privatisation de l'État, et d’autre part avec la montée de la radicalisation inquiétante de l'extrême droite, normalisée parmi ses membres, ses partenaires économiques et ses candidats. Elle est devenue fréquentable, siège au parlement et débat sur le mode urbain dans les médias, parfois mieux respectée que les oppositions progressistes.
Deux stratégies ont été définies pour faire face à cette situation :
La première a cherché, sur la base de la mobilisation du mouvement de masses, à imposer le réformisme et les partis traditionnels. Profitant des contradictions dans leurs aspirations entre les bourgeois et petit-bourgeois qui ont fini par sceller une alliance avec une fraction de la bourgeoisie la plus privilégiée. La raison en est la subordination progressive des partis socialiste, vert et communiste aux gouvernements successifs.
La recherche d'une forme de démoralisation de la politique, du conservatisme voulu avec la dictature de la pensée unique et de la technocratie qui en réalité gouvernent, mène à l'hégémonie à travers les médias qui se transforme en outil de propagande. Il en découle que le slogan "Ni de gauche, ni droite" amène plus de confusion dans le peuple en voulant effacer la lutte de classes.
Tout est dans la question de l'abandon idéologique de celle-ci qui est au centre du "Ni gauche, ni droite". Elle se traduit par la célébration de la pensée unique et l'exil ou l'exécution envers celui qui la contredit. Elle nourrit des espoirs en un parti unique, d'où l'invocation en creux d'une dictature en chemin et une répression qui écorne de manière dangereuse les droits humains. Ce sont ces territoires qui se sont réveillés avant les banlieues que l’on appelle, pour les ghettoïser encore plus avec un autre néologisme : la France périphérique. C’est de la province que viendra fort probablement l’insurrection finale dont le processus déjoue toutes les emprises.
D’une manière implacable, le macronisme entendait prendre le contrôle et privatiser les services et les décisions de l’État public. Telle était la stratégie du réformisme bourgeois et petit bourgeois, qui a certes réussi son hégémonie sur les partis traditionnels pour en faire des satellites à son service. Tout est bon pour morceler, fractionner, diviser par tous les moyens et donc détruire le ciment de la République, en l’espèce, la laïcité qui est propre à la France et à quelques autres. Hors cela, même surdiplômé parce que trop cher, surtout parmi les expérimentés ; tout le monde a droit actuellement à son descenseur social. Hier, il s’agissait de s’inquiéter pour sa descendance, maintenant, aucune génération n’est à l’abri. Cette réalité, le peuple l’a aujourd’hui compris après une longue période d’attentisme qui s’exerçait dans l’abstention. Cela donne la réponse profondément politique voire philosophique dans ses aspirations d’un nouveau monde : le mouvement des gilets jaunes.
La seconde stratégie proposait de développer et d'approfondir la mobilisation des masses et de développer la lutte contre le néolibéralisme, figuré par la classe bourgeoise des élites. De cette manière, il s’agit de permettre aux organisations de travailleurs de s'allier à des secteurs de la paysannerie, aux couches pauvres endémiques de la ville et à la petite bourgeoisie elle-même appauvrie. Tout cela pour constituer un pouvoir alternatif à l’État bourgeois en fer de lance des autres classes moyennes voire salariées supérieures, ce qui conduirait à la crise du système de domination à son extrême limite, et permettrait d'ouvrir la voie à la création d'un nouvel État ou d'une autre République, démocratique et révolutionnaire. C’était en partie la stratégie de certains secteurs et partis dirigés par la petite bourgeoisie de gauche. Mais elle n’a pas réussi à polariser la portion ouvrière et déclassée du peuple. Ceci est lié fondamentalement pour les premiers, à un manque de création et de formation des cadres politiques et idéologiques.
Et quant aux autres, leur déconnexion des volontés politiques des partis ou secteurs d’influences, provient d’un abandon progressif de l’éducation populaire qui tienne compte de l’évolution du monde, du local au global. Depuis la Chute du Mur, les repères politiques et idéologiques ont explosé.
Le néolibéralisme a touché le monde entier et notamment les pays du Sud qui, aux abords de la deuxième partie du XXème siècle, possédaient les armatures notamment du matériel historique, qui est la clef des émancipations, jusque dans leur pérennité.
2. L’autre option était de mettre en pratique des conceptions stratégiques, démocratiques et réformistes à la recherche d'une forme de contrôle et de domination démocratique de l'État.
Dans certains cas, il s’agissait de former un front commun anticapitaliste, en tentant de mettre un terme aux attaques de la Réaction - du néolibéralisme et du capital - qu’ils combattaient en permanence dans tous les domaines.
Or que constatons-nous ? Tous les partis traditionnels étaient et sont encore, subordonnés aux gouvernements successifs - ainsi en est-il dans la Vème République - et de ses politiques liées au capital.
En ce qui concerne l'impérialisme, les démocrates ont exigé la participation ou le contrôle par des multinationales ou par des biens étrangers de nos outils de production.
Progressivement, sans avoir l’air d’y toucher grâce aussi à une connivence de l’information publique qui opéra une rétention du phénomène, la grande bourgeoisie et le capital décidèrent d'abandonner la production minière en France, et engagèrent la reddition ou la destruction du patrimoine de la République en la privatisant, construite pourtant avec d'énormes sacrifices par le peuple qui s’en trouve aujourd’hui dépossédé. C’est l’autre volet de la persistance de la crise des gilets jaunes.
Les partis réformistes ne se sont pas battus pour une renégociation ou une indemnisation des secteurs et des personnes lésés. Ils ont eu recours à l'Assemblée Nationale, permettant ainsi aux partis reconnus, ayant pignon sur rue, de s'associer à la bourgeoisie et au capital, et de suivre les consignes de lobbys bien installés en coulisses pour peser sur les votes.
Pourtant, certains secteurs de la bourgeoisie, les démocrates révolutionnaires, ont proposé l'expropriation de certaines industries parmi les grandes entreprises productrices et distributrices, sans parvenir à des conclusions efficaces.
En ce qui concerne le mouvement de masses, les partis et les syndicats ont tenté de lever des mobilisations, tant à la campagne que dans les couches les plus reculées du prolétariat et du semi prolétariat, dans le but de les intégrer au bloc de classes dirigé par les partis de gauche. Non seulement ils ont été voués à l’échec, mais en outre, ceux-ci n’ont pas compris la revendication souveraine de ces couches sociales, bien plus averties et intelligentes que les appareils ne l’ont pensé. Ils n’arrivent maintenant plus à les encadrer et à les récupérer au profit de leurs organisations.
Pourtant d'une part, les syndicats n'ont pas reculé devant la tâche de canaliser et d'organiser les formes spontanées de lutte que le peuple mettait en pratique, telles que les occupations d'entreprises, de sites de production pétrolière ou autres, et la même chose chez les producteurs et distributeurs agricoles. Mais leur rejet du désir souverain actuel les coupe de la base citoyenne en mouvement dans les gilets jaunes, qui résiste à toute récupération jusqu’à maintenant. Les dérives sont automatiquement rejetées par le mouvement, comme une cellule maligne.
Les réformistes et les petits bourgeois, quant à eux, ont toujours joué contre la mobilisation indépendante des masses et contre leurs formes de luttes. Et ils n'ont même pas hésité, dans certaines situations, à recourir à la répression policière. Le gouvernement de François Hollande en cela, a décidé de franchir un pallier que celui de Nicolas Sarkozy n’avait pas encore envisagé. Il a aussi pris des mesures face à l'offensive économique de la grande bourgeoisie et du capital, sous la forme d'un non réinvestissement des profits dans la création d'entreprises au profit de la spéculation, en se mêlant en plus des affaires grecques pour qu’elles y viennent.
Les démocrates révolutionnaires, eux, ont exigé des mesures d'expropriation des profits non vérifiés voire opaques, en plus de l'expropriation de grandes entreprises. Ils ont revendiqué un plan d’urgence consistant à appliquer un contrôle des masses sur la distribution, et entre les mains des syndicats et des travailleurs sur les outils de production. En vain.
Les réformistes ont refusé d'adopter ces mesures et ont préféré rester dans l'appareil bureaucratique et policier de l’État bourgeois, pour lutter contre la spéculation, en réalité en épargnant les spéculateurs.
La question des forces de l’ordre formées à protéger les citoyens se pose, forces qui ont pour mission habituelle la protection de l’État, figurée par les forces armées et de police, à qui on donne en ce moment un très mauvais rôle de milice vichyste. Nous sommes arrivés à un seuil critique qui fait du peuple français, des étrangers dans leur propre pays, pays et patrimoines qui leur sont confisqués par des putschistes au pouvoir censés les représenter dans leurs aspirations. Pour éviter cette confiscation d’une propriété qui revient aux citoyens, il aurait fallu proposer des mesures démocratiques confiées aux sous-officiers et soldats, ainsi que leur incorporation dans les organisations populaires en tant que syndicats, dont l'objectif est de contrôler la distribution des biens, dans le but de faciliter leur insertion dans la vie politique. Le but en aurait été qu’ils soient dans leur rôle de protection des citoyens et non dans un rôle actuel de répression. L'institution militaire est en grande difficulté qui se signale par le ravage de suicides liés à l’incohérence des ordres donnés, qui les mettent psychologiquement dans une zone de non droit dans leurs missions. A l’étranger, sous couvert de lutte anti-terroriste, en définitive, ils servent surtout les intérêts des multinationales et de la Françafrique. La force armée française est sans doute la plus engagée à l’Étranger sur la planète. Or les forces armées et la police sont des éléments constitutifs de la lutte des classes jusqu’à la prise de pouvoir souveraine.
Les partis réformistes n'ont pas eu le courage de chercher des alliances dans le cercle des généraux, de sorte que l'institution militaire proclame la neutralité en ce qui concerne la situation sociale du pays ainsi que vis-à-vis des luttes politiques et sociales.
Pour ce qui est de la politique et du pouvoir, les démocrates, et même les partis politiques traditionnels, n'ont pas développé ou promu d'organisations figurant la classe ouvrière pour protéger les industries, dont celle-ci a toujours eu la fierté de porter la valeur travail et de se soucier de la préservation des outils de production sur lesquels elle a toujours veillé. Il aurait fallu leur confier les commandes par la création d’organismes de contrôle industriel, avec une participation active des travailleurs. Au lieu de quoi, ces « démocrates » s’attaquent aux SCOP qui démontrent insolemment que la solidarité fait le bénéfice de ces structures d’entreprises auto gérées, mais qui échappent à la convoitise du grand capital. Celui-ci ne supporte pas les reprises d’entreprises en coopératives autogérées par leurs anciens salariés.
De même, il convient de créer des organismes communautaires, en tant qu’organes de contrôle, germes de contrepouvoirs embryonnaires, au sein desquels les travailleurs peuvent s’allier à d’autres secteurs de la population et leur conférer un leadership politique et social.
La bourgeoisie et le réformisme, au contraire, se sont toujours opposés à ces organes de contrôle populaire, restant liés à un réflexe régalien conditionné par les systèmes de communication : comme cela se voit dans les manœuvres parlementaires et en ce qui concerne les institutions étatiques contrôlées par la grande bourgeoisie et le capital.
Il faut faire plus que rêver de la possibilité d'augmenter son poids dans l'État par le biais d'élections présidentielles maintenues par une forme de monarchie, en transférant le pouvoir à une seule personne.
3. C’est sur la base des concessions accordées par les réformistes, fidèles à leur stratégie, et des hésitations des secteurs concernés de la population que, bien que sensibilisés par d’autres stratégies, ces réformistes n’osent pas tenir leurs rangs pour faire face à l’ennemi de classe et protéger le pays de la spéculation et de la corruption. C’est ainsi que le pouvoir s’est affermi contre sa population.
C’est sur la base de ces concessions et de ces hésitations que la Réaction, en l’espèce, des capitaux nationaux et étrangers, a pu reprendre l’offensive, rassembler autour d’elle une base sociale endormie et dépolitisée par le biais de la propagande des médias contrôlés par le capital et la bourgeoisie.
Il est urgent de changer en faveur du peuple, le rapport de force, c’est à dire la constitution de la Vème République, et non d’une énième révision surajoutée aux autres. Car même étant représentés par des élus au cours d’interminables séances, ceux-ci en réalité confisquent au peuple ses droits.
Alors qu’une Sixième République dont la constituante serait entièrement remise entre les mains de celui-ci, dès l’avènement au pouvoir, permettrait un Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC).
Avant tout, il est primordial de renverser les formes du gouvernement monarchiste qui entendent confisquer au peuple sa gouvernance légitime.
Que les représentants soient au service de l'état, pas l'état au service des représentants
Nous savons que c’est la technocratie, le conservatisme, la politique populiste d’extrême droite et de la droite identitaire brandie comme une menace par le pouvoir en place, qui entretient soigneusement de faux débats stériles. Alors qu’en amont tout est déjà joué, qui entraîne la chute démocratique régie par les partis centristes de gauche qui ont noyé le poisson avant la Seconde Guerre mondiale, en trouvant Hitler inoffensif et fréquentable.
Cette composante politique qui cultive le compromis, et l’Histoire le prouve, est incapable de faire des choix clairs dans les moments critiques de la lutte des classes, pour élever le pays au lieu de le brader à de puissants capitalistes corrompus avec des salaires immoraux. Le démantèlement de nos avoirs patrimoniaux, territoriaux, industriels, sociaux, jusqu’à nos brevets, a été et est encore organisé dans des laboratoires du néolibéralisme au niveau mondial.
D’autres, qui se prétendent mouvements citoyens, dérivent tellement jusqu’à l’abandon de leurs propres sympathisants réduits aux collages d’affiches, au profit de leurs alliés politiques d’appareils têtes de listes, qu’on comprend à quel point pour perdurer dans leurs avantages, ils sont en chemin pour renoncer à sortir de l’Union Européenne. Même les partis ou coalitions d’extrême droite comme le Rassemblement National et en Italie le Mouvement 5 Etoiles, y songent de moins en moins.
Le prix de cette crise européenne est payé aujourd'hui par toute la gauche militante trahie par ses chefs de file, comme le sont les masses laborieuses des villes et des campagnes, qui ont voté pour eux.
4. Le Macronisme et sa politique de répression brutale a représenté pour la classe ouvrière et le peuple, des milliers de hors la loi subitement ainsi désignés, ainsi que des centaines de blessés et de mutilés à vie au travers du mouvement des gilets jaunes.
La suppression des libertés les plus élémentaires et un régime dictatorial de terreur, sont au-delà d'un mépris du peuple français. Ce régime hait son peuple. Il rêve de le génocider. Situation de dérive très inquiétante d’une élite devenue folle à l’idée de perdre ses privilèges, qui amené a la condamnation de l’ONU. Cette brutale répression opère légalement dans un contexte d’état d’urgence entretenu contre le peuple, alors qu’elle fut promulguée contre les terroristes islamistes, disons-le clairement.
La journée de travail a été augmentée, parallèlement à la baisse des salaires réels, pour ouvrir la voie à la surexploitation effrénée des travailleurs.
Les prix ont été multipliés, en excluant les larges masses populaires de l’accès au marché des biens essentiels. Restaurer les privilèges des couches supérieures et constituer une structure de consommation destinée à soutenir un développement industriel tourné vers les groupes à revenus élevés et vers l’exportation, ont été les choix assumés par le gouvernement actuel.
Les usines et la production effrénée dans tous les domaines, ont ouvert les portes de l'économie au capital impérialiste et à une politique extérieure de subordination diplomatique éhontée à l'impérialisme états-unien, qui déshonore la France des Lumières universaliste.
5. Tout cela a ouvert un abîme profond entre le grand capital et son bras armé, d'une part, et la classe ouvrière et le peuple, d'autre part. Encore plus : des conflits ont éclaté à la base sociale même de la police et de la gendarmerie, dans la mesure où la dure politique du grand capital a également porté atteinte aux intérêts des couches de la petite bourgeoisie et de la moyenne bourgeoisie qui soutenaient le macronisme.
Il y a déjà un processus de désintégration de cette élite pseudo sociale, qui tend à protéger sous les yeux de tout le peuple, les principaux ennemis de la classe ouvrière: le grand capital national et étranger à travers les multinationales qui deviennent les gendarmes de nos libertés, et constituent une Europe de la défense des plus belliqueuses.
Cette situation paradoxalement intenable, ouvre en effet la possibilité d'élargir les alliances de classes des travailleurs et des secteurs indépendants, d'attirer la majorité des gens pour la première fois de l’histoire des luttes à soutenir le mouvement des gilets jaunes, toutes sensibilités confondues. Ils se sont mis en mouvement et ont suscité, à nous les penseurs et stratèges politiques, lanceurs d’alertes et chercheurs de nouvelles prospectives civilisationnelles pour le bien de tous. Dans cette lutte contre le capital national et étranger, dans sa nouvelle composante monstrueuse - le néolibéralisme - une telle paupérisation rapproche des gens divers qui luttent ensemble, sans considération des origines. Le mouvement s’étend dans divers pays, pris dans une évolution violente de la mondialisation qui l’amène à être prêt à dépasser ses spécificités culturelles.
Dans une récente conférence, tout récemment organisée par l’association Critique de la Raison européenne à Science Po , Olivier Todd a affirmé que les gilets jaunes ont gagné sur Emmanuel Macron qui ne peut plus gouverner, même dans sa répression qui sévit en vain. Pour lui, le Président de la République en est réduit à meubler sa communication comme d’ailleurs ses édiles élitistes et médiatiques... pour cacher le vide sidéral d’une gouvernance paralysée. Lesquelles édiles élitistes n'ayant plus l'armature idéologique pour comprendre le sens des événements que nous vivons, s’enferment dans une déconnexion méprisante voire haineuse, attitudes qui vont certainement mener à une insurrection violente...
6. Pour que cette tâche soit accomplie avec succès, il est nécessaire d'éviter les formulations trompeuses et les illusions que le réformisme a toujours été prêt à nourrir. Il faut mettre fin aux anachronismes "Ni de gauche, ni de droite", qui continuent, comme on le voit avec le gouvernement Macron, les mêmes politiques, argumentés par les bourgeois. Le réformisme et l'opportunisme des hommes politiques, voire fondamentalement des partis quelques qu’ils soient, n’ont jamais appliqué ce qu’ils promettaient pour « attraper les mouches ».
Pour les réformistes, le problème est présenté de manière simple: le macronisme perd sa base sociale, affirment-ils, à cause de laquelle il s'affaiblit alors-que le mouvement populaire se renforce ... Mais s'il est vrai que le Macronisme perd une base sociale, il ne signifie pas nécessairement qu'il s’affaiblisse et que la classe ouvrière et le peuple soient renforcés. Actuellement, soyons honnêtes, rien ne se devine de tel.
Ceci étant, les gilets jaunes ont surgi dans l’espace d’un contre front « non aligné » maison, dans une diversité incroyable d'origines, d’opinions et d'organisations politiques diverses. Pourtant ils font exactement l'inverse de ces politiques réformistes, qui tous se mettent dans les comportements, les faits et leur tambouille programmatique revue et corrigée dans des accommodements, à invoquer ce bon sang de « Ni droite, ni gauche ». Précisons-le, même parmi les souverainistes. A l'image de ce qu'a institué Emmanuel Macron, pensant lutter contre le feu du despotisme par le feu. Les gilets jaunes sont partis de là, même sans éducation populaire, pour réinventer le politique et aboutir très efficacement à la lutte des classes. Ils ne se sont pas laissé enfermer par les offres politiques, et ont tenu bon. Le programme qu’ils invoquent est très progressiste et solidaire.
Certes, le macronisme a gagné les élections et siphonné les voix et les militants des concurrents, de gauche à droite. Or, comme le dit Olivier Todd, cette situation insurrectionnelle perdure et démontre qu'il est impossible de gouverner de cette façon, ou de gagner des points de crédibilité et d'adhésions dans l'opinion. Il faut pour cela l'assentiment d'un peuple qui actuellement ne lâche rien, avec beaucoup d'intelligence. La mise en pratique spontanée de la lutte des classes des gilets jaunes contre l'uniformité des postures élitistes, lutte actuellement contre une stratégie violente du tout pour le tout de la grande panique. Le monde politique de la « lutte des places », des représentants institutionnels, des élites et de leurs chiens de garde, des médias jusqu’à la presse aux ordres, en sont les responsables. Ces politiques ne fédèrent que des petits bourgeois, comme le dit encore Olivier Todd, sans pouvoir sortir du socle naturel des 20%. Et Emmanuel Macron, s'il n'a pas d'opposition dangereuse en face de lui, malgré le soutien d’un socle naturel en réformisme commode et embourgeoisé, âpre aux gains, ne peut néanmoins pas sortir de son socle des 20%. Les élus non plus, même de l’opposition. Emmanuel Macron est bloqué, fait de grands débats avec force leucorrhées pour noyer le poisson d'un pouvoir qui lui échappe. Il en est de même de mouvements ou de partis dont les militants subissent un joug vertical qui les poussent vers la sortie ou la rébellion.
Ces organisations politiques sont pourtant aussitôt sanctionnées dans les élections avec en outre de graves problèmes de budgets. La dynamique du changement et du renouvellement est alors grippée. Ils ont oublié que la lutte des classes s'exerce aussi en sanction dans les urnes. C'est l'abstention. D’un autre côté, quelle alternative pour le pouvoir nous est offerte ??? Il n’y en a pas. C’est toujours Emmanuel Macron par défaut.
7. Pourquoi n'est-il pas vrai que la classe ouvrière et le peuple sont renforcés, alors que la base sociale du Macronisme et du néolibéralisme se désintègre ?
Premièrement, parce que la tendance normale de ces secteurs n’est pas de répondre aux intérêts de la classe ouvrière. Ils recherchent leurs propres solutions. Ils préfèrent jouer en faveur d’éventuels mouvements d’opposition bourgeois et petit-bourgeois. Ils se transfèrent joyeusement d'un parti politique à l'autre, qu’il soit de droite ou de gauche. C’est très tendance en ce moment.
Deuxièmement, parce que, pour que le prolétariat puisse lutter contre le macronisme, il est nécessaire qu’il soit organisé par l’éducation politique et populaire, dont les gilets jaunes sont d’ailleurs très en demande, et qu’il devienne une véritable alternative politique au grand capital. Il leur est urgent, pour rassembler, de développer une alternative et une politique d'alliances, à la fois tactique et stratégique.
8. Certains éléments de gauche ont tendance à accepter le développement d'une éventuelle opposition bourgeoise, considérée comme un mal mineur.
Le néolibéralisme et le Macronisme ont eu pour objectif explicite de désarticuler le mouvement de masses et de liquider ses petites ou faibles avant-gardes ; comme le montre la répression sauvage qui s’exerce contre les gilets jaunes.
Cependant, la capacité incroyable d’inventivité organisationnelle et tactique de ceux-ci et leur apprentissage rapide de la lutte des classes, leur a permis de résister à la répression pendant plusieurs mois. Il faut remonter aux résistances pour l’indépendance de l’Algérie dans les années 60, pour retrouver cette intensité et cette durée du combat social.
Survit aussi, malgré un mouvement moins préparé, et cela malgré le maintien et même le renforcement matériel et humain de la répression, une résistance exceptionnelle qui menace le pouvoir. Plus celui-ci l’opprime, plus les gilets jaunes sont actuellement battus et blessés, plus ils se renforcent dans leur opiniâtreté. La colère est sourde et tout cela peut nous mener à une insurrection violente.
Après la grande trahison du parti socialiste, en l’espèce couronnée par le gouvernement Hollande qui a durement réprimé les travailleurs et les organisations syndicales ; la suite mène immanquablement aux manœuvres d’une droite dure, avec une bourgeoisie et une technocratie très liées au néolibéralisme qui se disent prêtes à effacer les conquêtes sociales du code du travail. Après l’historique détention du président bolivien sur un tarmac français, le gouvernement socialiste s’est positionné contre son peuple, dans un atlantisme forcené qui nous a livrés à l’OTAN et tué tout à fait notre indépendance militaire, déjà bien entamée par Nicolas Sarkozy.
Nous avons un espoir face à tout cela, que le peuple garde en mémoire le souvenir de ses conquêtes et de ses luttes et montre déjà ses dispositions, sa résistance à travers les gilets jaunes, lors de la dénonciation du Macronisme et de sa politique néolibérale.
En même temps, nous avons aussi la crainte que ce régime despotique fasse mine de négocier une nouvelle démocratisation de surface auprès du grand capital, même partielle. Et qu’une majorité de Français tombent dans ce « miroir aux alouettes ». La condition pour cela serait la liquidation des gilets jaunes et la mise en coupe brutale du mouvement de masses. Si les gilets jaunes avec l’assentiment majoritaire de nos concitoyens, ne vont pas jusqu’au bout de la reddition du grand capital, tout sera fait pour qu’ils n’aient plus d’autre chance de survie.
On légiférera pour incarcérer la population dans une vassalisation irrémédiable et funeste. Nous aurons beaucoup de morts sociaux en dommages collatéraux prémédités, par manque de soins, à cause des désespoirs qui mènent aux suicides et des épuisements au travail comme d’une malnutrition de plus en plus répandue. L’espérance de vie est déjà ramenée : en attendant la robotisation progressive de nos métiers pour engager irrémédiablement notre pronostic vital.
9. La tâche principale qui incombe aux démocrates révolutionnaires en ce moment est précisément de réorganiser le mouvement de masses, et en particulier la classe ouvrière, avec des dirigeants représentatifs de toutes les classes laborieuses, sur la base de la défense de leur niveau de vie et de la lutte pour les libertés démocratiques. Dans le but de constituer un large front social, dirigé par la classe ouvrière rénovée en luttes des classes retrouvée, ce front est destiné à développer la résistance la plus inflexible contre le macronisme et le néolibéralisme.
En ces termes, les démocrates révolutionnaires, doivent faire appel à tous les secteurs désirant se joindre au front de la lutte des classes ouvrière.
En ces termes, les démocrates révolutionnaires ne devraient pas exclure le travail de masses, dans aucun type d’organisation où ces masses sont présentes.
En ces termes, il convient de souligner l’importance des organisations de masses telles que les associations de quartiers et d’autres organisations citoyennes, mais en particulier celle des syndicats, même si nous tablons peu sur leur compréhension de la souveraineté.
10. Les luttes du passé, et en particulier celles qui ont eu lieu récemment ces dernières années, ont toutefois montré que les organisations de masses traditionnelles, sont très vulnérables à la répression.
Par exemple, lorsqu'une grève dans une entreprise coûte à la classe ouvrière et les démocrates, le licenciement de 200 travailleurs... il faut avoir suffisamment de flexibilité pour savoir comment recourir à d'autres formes de luttes qui, étant moins spectaculaires, sont plus efficaces. Il s’agit d’ouvrir la voie aux dispositions de combat des travailleurs.
Plus que cela : lorsque les formes traditionnelles de luttes ont une marge trop étroite pour être développée, il est nécessaire de penser à la préparation de formes de luttes d'un autre type.
Des luttes qui ont tendance à conduire à la protection d’entreprises, en intégrant leurs familles… Il est possible d’intégrer des étudiants en tant qu’enfants de travailleurs, solidariser les commerçants, car la disparition de toute entreprise leur est également préjudiciable…
Tout cela est compris comme une forme générale de la lutte des classes.
Par conséquent, il est essentiel d'enseigner et de préparer organiquement – idéalement en assemblée nationale citoyenne constituante - la classe ouvrière et le peuple afin de pouvoir mener à bien leurs luttes dans ces conditions.
Cette préparation signifie pour tous, aujourd'hui, la création par la base des Comités de Résistance Démocratiques locales, du bas vers le haut de cette assemblée nationale citoyenne constituante, colonne vertébrale du mouvement de résistances qui se déroulera dans le futur dans tout le pays et qui conduira au changement définitif vers la Sixième République.
11. Nous ne devrions pas avoir d'illusions sur les possibilités de démocratisation en France, de manière naturelle. Sans rejeter la possibilité de fluctuations limitées et précaires des niveaux de répression, cela nous amène nécessairement à cerner notre travail du point de vue de la résistance démocratique permanente contre le macronisme, voire ses successeurs au service d’un système sans visage, qui impose le néolibéralisme dans le pays. Voici la déclaration éloquente d’Emmanuel Macron après la manifestation des gilets jaunes et les affrontements aux Champs-Elysées : « Ce qu’il s’est passé aujourd’hui sur les Champs-Élysées, ça ne s’appelle plus une manifestation. Ce sont des gens qui veulent détruire la République, au risque de tuer. Tous ceux qui étaient là se sont rendus complices de cela. »
La question internationale des soutiens envisagés
Lorsqu'ils vendent la France à la découpe, détruisent lentement la République, ces pouvoirs en incombent la faute au peuple. Que dire des destructions invisibles par les riches bourgeois, presque clandestines, comme dans le cas de la vente des industries les plus importantes de la République ?
En effectuant une petite enquête, on peut vérifier dans quelle mesure la République est vide de son contenu patrimonial. Les « meubles » bradés petit à petit…, et les bénéficiaires en sont les milliardaires français, les banquiers et les entreprises étrangères.
Mais il existe d'autres raisons pour adopter cette perspective stratégique. Ces raisons découlent de notre analyse du caractère néolibéral actuel de l’État français. Aussi des privatisations et de l'attribut qui en est fait dans ces mêmes conditions extrêmes de l'Union Européenne sur nos vies quotidiennes, à travers ses relations avec les banques ainsi que le capital et sa politique étrangère, subordonnés à l'impérialisme nord-américain.
12. Il a été constaté que la perte de sa base sociale n’affaiblissait pas nécessairement le macronisme ou le néolibéralisme. C’est vrai, précisément parce qu’il ne représente pas un véritable régime fasciste, mais plutôt un régime répressif utilisant des méthodes fascistes.
Ce n'est pas sur cette base sociale que repose le pouvoir du grand capital, mais sur ses relations avec le capital impérialiste états-uniens et son intégration dans la stratégie militaire impérialiste qui s’impose de manière menaçante au monde, en velléité d’émancipation (OTAN).
En ce qui concerne ses relations avec le capital impérialiste états-unien, il est indéniable que la stratégie de cet impérialisme a progressé vivement avec Barack Obama : les politiques internationales le démontrent suffisamment en ce qui concerne l’équilibre de la balance géopolitique, où l’impérialisme états-unien détermine pratiquement les politiques militaires et répressives.
Les organisations financières internationales telles que le FMI et les gouvernements qui contrôlent l'Europe, ainsi que les péripéties de la renégociation du Brexit le démontrent, alternent la répression et la négociation vis à vis du Royaume-Uni. On sait à quoi s’attendre et cet exemple nous invite à sortir de l’Union Européenne le plus rapidement possible en enchainant des actes de protection de la nation, dès l’avènement au pouvoir, en promulguant: la désobéissance aux traités, le non remboursement de la dette odieuse, le référendum populaire, le basculement de nos intérêts vers les BRIC, avant la paralysie de nos systèmes bancaires comme cela le fût à Chypre, en anticipant la coupure des flux sur les transactions commerciales sous l’emprise de Washington depuis Bruxelles, qui nous paralyserait immanquablement avec des distributeurs de billets vides…
Ce soutien international néolibéral, émanation du Groupe Bilderberg, s’exprime aujourd’hui par la volonté de créer en France des conditions favorables aux investissements des entreprises multinationales.
Des conditions allant de la répression des salaires aux travaux d’infrastructure du démantèlement de notre pays. Nous entrons déjà en sous-développement, voire en décadence civilisationnelle avec l’affaissement décidée en outre, pour affaiblir notre conscience et lucidité, de nos formations et de l’Éducation nationale, finalement dans ses strates supérieurs, soumises à la Pensée unique.
Seule la lutte des travailleurs, de la classe ouvrière française et le soutien des forces démocratiques révolutionnaires et progressistes en Europe peuvent empêcher le succès du grand capital national et étranger, dans un immense Conseil International de la Résistance des luttes, qui simultanément construise une alliance européenne des nations, conservant leur propre monnaie, mais restituant un serpent monétaire entre elles, voire mondial du même type, face à l’hégémonie économique occidentale. Et nous pensons à une réforme des Nations-Unies qui la renforce juridiquement, avec une large assiette de pays dans son Conseil de Sécurité.
C’est le seul moyen in fine, pour en revenir à notre pays, d'éviter la destruction de l'héritage du peuple français.
Le grand capital a peu de temps pour nous réprimer avec force. Car les efforts de la classe ouvrière et des démocrates révolutionnaires s’intensifient pour développer un large mouvement de résistance.
La présence active de la CIA en Europe et en France à travers ses agences où elle a réussi à pirater les téléphones de ses alliés, à s'infiltrer et à voler des informations…, est une réplique de ce que les pays en demande d’émancipations ont tous connu, jusqu’à financer certains groupuscules discutables identifiables, dont des identitaires, voire des syndicats, des partis dits d’opposition...
La répression économique exercée par l'impérialisme états-unien à travers Donald Trump, avec l'utilisation de méthodes à la limite du gangstérisme pour ce qui est du commerce international, est également parfaitement connue.
La diplomatie dans l’honneur de la France des Lumières n'existe plus, la répression industrielle et militaire a été inventée, qui contourne les Nations-Unies. Cela laisse également présager des interventions extérieures croissantes, à mesure que le mouvement de résistance démocratique et populaire se développe et se renforce.
13. Dans cette lutte, la classe ouvrière et le peuple ne peuvent être seuls. Ils ont besoin de la solidarité active des forces démocratiques révolutionnaires et progressistes qui opèrent dans les pays capitalistes, en rejoignant et en stimulant un front des peuples non-alignés. Mais ils doivent avant tout renforcer leurs liens communs avec le prolétariat et les couches populaires d’autres pays, principalement en Europe.
Assumant leur rôle de démocrates révolutionnaires d’avant-garde, ils doivent établir des liens avec des organisations sœurs du continent européen afin de mettre en place une nouvelle Europe sociale des peuples, surtout autour du bassin méditerranéen. Le Nord vacillera probablement dans une scission pan germanique, surtout si l’Union Européenne implose de leur fait.
14. Les expériences passées des luttes des années 60, à l'instar des leçons tirées des échecs du réformisme dans des pays où la répression et les coups d'État constituaient l'alternative de l'impérialisme, nous ont beaucoup appris. Cette hégémonie atlantiste réitère toujours les mêmes méthodes de répressions, sans imagination. S’exerce aujourd'hui la manipulation des pouvoirs factuels de l'État capitaliste où la moralité, la justice et d'autres institutions qui en sont les courroies de transmission et de maintien du droit régalien, sont manipulables.
C’est dans la voie de la démocratie révolutionnaire que nous contribuerons au mouvement démocratique en Europe et sur les autres continents.
Il est nécessaire de progresser dans cette voie, car nous pouvons peser demain dans le rapport de forces, d’une manière beaucoup plus pesante qu’aujourd’hui, et nous pouvons légitimement revendiquer la solidarité active des forces démocratiques révolutionnaires et progressistes du monde entier.
Nous constatons qu’aujourd’hui, l’Europe vacille et entre en crise, même et surtout démocratique.
Au sein de l’Union Européenne, l'extrême-droite est présente aujourd'hui dans 8 pays. Le reste des pays européens totalise 17 gouvernements, dont celui d’Emmanuel Macron, tous régis par des partis de droite traditionnelle qui lorgnent vers la première.
L’accumulation des richesses dans les pays capitalistes se développe, l’enracinement des besoins qui affecte l’humanité comme : la faim, l’ignorance, les maladies, le chômage, l’extrême misère, la violence sociale, le renforcement brutal du racisme et de son miroir le racialisme, la dangereuse résurrection des fondamentalismes religieux dans diverses couches sociales…, sont les armes de destruction contre les forces vives de résistances et contre nos valeurs humanistes qui rassemblent et font le poids numérique contre une poussière de dictateurs. Le militarisme et la course aux armements, mettent en danger au-dessus de tout cela, la paix dans le monde. Le libre jeu des lois du marché conduit à un fonctionnement irrationnel de l’économie que menace un éclatement boursier sans précédent, dont on ne pourrait possiblement se remettre, qui de toute façon ne tient pas compte de la nécessité de protéger le milieu naturel de l’humanité, détériorant progressivement notre planète et mettant en danger le futur de l’être humain.
Et pour finir cette réflexion pour une nouvelle prospective des luttes, nous avons par-dessus tout et en urgence, à défendre la paix.
__________________________________________________________
Compte-rendu de l’Assemblée nationale des gilets jaunes à St Nazaire...
Source Médiapart
A Saint-Nazaire, les «gilets jaunes» dénoncent «la mascarade» des élections européennes
À moins de deux mois des élections européennes, les « gilets jaunes » réunis pour trois jours à « l’AG des AG » de Saint-Nazaire ont décidé de s’emparer du scrutin pour dénoncer le fonctionnement antidémocratique de l’UE.
Se revendiquant plus que jamais « apartisans », les « gilets jaunes » réunis pour trois jours à Saint-Nazaire pour l’« AG des AG », ont longuement débattu de la stratégie à adopter vis-à-vis des élections européennes. À moins de deux mois d’un scrutin pour lequel une majorité des gilets jaunes présents exprime son plus grand scepticisme, l’idée que ces élections représentent, malgré tout, une opportunité pour le mouvement fait consensus.
Au cours de plusieurs ateliers consacrés à cette question, la façon de s’en saisir a été longuement débattue. Ce samedi, les axes principaux d’un texte commun – en cours de finalisation – ont été largement approuvés au vote par les quelque 300 délégations
venues de toute la France et rassemblés à la « Maison du peuple ».
« Nous, gilets jaunes réunis à Saint-Nazaire, dénonçons le caractère antidémocratique du
Parlement européen », affirme ce texte qui fustige un fonctionnement des institutions européennes en contradiction complète avec ce que défend le mouvement depuis le début. À savoir, « la démocratie directe, l’autonomie des groupes et des individus en général », a lu un représentant très applaudi.
« Nous faisons le choix de ne pas donner de consigne de vote », a poursuivi ce représentant qui a affirmé que l’idée même d’une liste se présentant au nom du mouvement des gilets jaunes était à condamner.
Alors que certains gilets jaunes médiatiques, comme Éric Drouet, ont affirmé il y a quelques semaines qu’il fallait ne pas s’éparpiller le 26 mai pour donner « plus de force contre Macron », à Saint-Nazaire, l’idée de boycotter complètement le scrutin était largement partagée.
À la tribune, le principe de « faire de cette période une campagne de sensibilisation » sur le fonctionnement non démocratique de l’Union européenne, mais aussi de mettre en place des actions pour « tourner en dérision cette mascarade » a été chaudement applaudi.
Dans les groupes de travail, certains ont évoqué l’idée d’organiser des élections parallèles ou d’aller perturber des bureaux de vote dans les quartiers aisés, « là où ça vote beaucoup aux européennes ».
Soucieux d’élargir le mouvement à l’échelle européenne, les gilets jaunes rassemblés à Saint- Nazaire ont aussi appelé à une mobilisation à Bruxelles. Une commission internationale va travailler à établir « des liens directs » dans les pays européens pour faire connaître le mouvement. Le 17 avril, une manifestation est également prévue devant le Parlement à Strasbourg.
« Il faut faire une contre-campagne pendant tout le temps de leur campagne », a également affirmé une représentante chargée de restituer les réflexions sur la communication à adopter. Un tract « simple, percutant et qui atteigne tout le monde » doit ainsi être élaboré pour dénoncer « l’arnaque » de ces élections. Les élections européennes doivent être l’occasion de faire de la pédagogie sur les dysfonctionnements de l’UE.
« Il faut faire attention aux mots qui choquent », a également ajouté cette représentante, en expliquant que beaucoup de gens avaient une vision parfois « idéalisée » de l’Union européenne et pourraient se braquer face à un discours trop brutal. « On a encore beaucoup de travail » sur cette communication, a-t-elle reconnu, jugeant important de préciser : « On est anti-UE mais pas contre les peuples. »
Si la dénonciation des « traités européens libéraux » fait l’unanimité dans cette assemblée, l’idée de quitter l’Union européenne divise en revanche beaucoup plus.
Pas question, surtout, de servir la soupe aux candidats prônant le Frexit. « On a eu des militants d’un certain parti qui ont essayé de mettre le tract à leur sauce »,
a regretté un délégué. Un petit groupe de militants de l’UPR, le parti de François Asselineau, qui a tenté de noyauter les groupes de travail consacrés aux élections européennes a été sèchement éconduit.
À Saint-Nazaire, dans le hall bondé de la Maison du peuple, on ne plaisante pas avec la démocratie.

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