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LA PRESSE N'A JAMAIS AUTANT PARLÉ DE LA MORT, ELLE NOUS FAIT COMPRENDRE LA VIE

À chaque instant, la vie inclut à la fois le corps et l'esprit, le soi et l'environnement de tous les êtres sensitifs comme non sensitifs. Plantes, arbres, ciel, terre, et jusqu'au plus petit grain de poussière, dans toutes les conditions de vie.  C'est ce qui compose notre univers familier.

Depuis des temps inconnus, à chaque instant une vie pénètre dans l'univers, et elle se révèle dans tous les phénomènes, S'éveille à ce principe c'est saisir en soi même la relation de la vie et de la mort. Sur le sens d’être en vie nous faire réfléchir.

Depuis un certain temps, nous voyons de plus en plus de voix qui s'élèvent pour déclarer que les droits sont, non seulement intrinsèques aux êtres humains, mais incluent les  animaux, les plantes et les êtres non sensibles telles que les montagnes, les rivières et la terre elle-même. En d'autres termes, reconnaître la nature, non pas comme un objet d'exploitation mais comme une légitimation des droits, cela représente un changement fondamental pour la civilisation humaine.

Les différences sectaires, dogmatiques, idéologiques, mais aussi culturelles et ethniques ne sont jamais absolues. Ce ne sont pas des sciences exactes. Comme les règles et l'organisation de la société humaine, elles sont toutes relatives ; les concepts souples et fluides doivent être considérés dans une réévaluation constante pour répondre aux besoins des humains et dans le temps donné.

Le temps en ce moment de ceux qui vivent sous l'influence de l'ordre économique, comme de ceux qui essaient constamment de satisfaire des besoins relatifs et ne se rendent pas compte que ceux-ci perpétuellement sont en augmentation. Ces gens sont "insatiables", ils en veulent toujours  plus.

Ce désir permanent d'être supérieur aux autres incarne la nature destructrice de nos civilisations dites élevées. Comme une passion morbide, perverse, parfois encline aux pulsions criminelles et pathologiques. Désireux de vivre de la spéculation, qui s’accompagne immanquablement du manque de respect pour l'humanité, cette passion transgresse les valeurs humaines, régies à priori par des règles du vivre-ensemble.

Aujourd'hui, la mort et même le confinement nous montrent soudainement que la vie est précieuse, qu’elle n’est pas un dû :   sentir, voir, écouter, regarder le soleil, voir les arbres comme un tableau presque immobile derrière la vitre. Combien de fois avons-nous constaté qu’un arbre est sec parce qu'il manque d'eau ? Alors que nous le rangions intuitivement, sans y prêter attention, dans le mobilier classique de notre environnement. Nos forêts avec leurs animaux, ces oiseaux qui nous donnent au quotidien une beauté que nous ne voyons plus. C’est le formatage de notre conscience qui habituellement dans la société où nous vivons, ne nous permet pas de nous arrêter et de contempler la nature et sa féérie. Ou même de s’en soucier. Ne reste qu’un immense appétit du gain pour les plus privilégiés et un travail de somme pour les autres.

Le marchand de légumes, comme celui qui ramasse nos ordures ou le balayeur de rue, tout est comme un plan-séquence mécanique renouvelé pour habiller notre quotidien. Mais la seule chose qui compte est que cela fasse circuler l’argent.

L'esprit d'abstraction défini par le philosophe Français Gabriel Marcel, décrit ce processus essentiellement destructeur, par lequel nos conceptions de la vie se détachent des réalités concrètes de l'humanité.

Il dit, par exemple, que l'on ne peut participer à la guerre que si on refuse d'admettre à l'avance la nature individuelle, ainsi que l'humanité de l'ennemi. Si on nous conditionne à ne plus ressentir d’empathie, nous sommes capables de tuer.

La guerre est réduite ainsi à un concept abstrait. Pour autant, l'esprit d'abstraction n'a pas de valeur neutre. Il s'accompagne invariablement d'un caractère passionné forgé de rejet au profit de la convoitise, qui conduit à une réduction négligeable de nos instincts à tuer.

Cela signifie qu'une fois que les gens ont été transformés en concepts abstraits, ils peuvent être traités comme des êtres inférieurs négligeables, même être vus comme des êtres nuisibles qui doivent être éliminés, ou simplement comme des chiffres qu’il faut raturer, comme les personnes trop âgées pour recevoir un traitement contre le Covid 19.Autrement dit, les gens, dans la plénitude de leur humanité, n'existent plus.

La nature ne nous a jamais montré autant d'égalité dans notre existence ; Escrocs, voleurs, politiciens, ministres, investisseurs, banquiers, industriels, ingénieurs, avocats, enseignants, employés, paysans et travailleurs.

Aujourd'hui, tout le monde peut mourir de la même cause.

Cela nous amène au danger qui veut que les valeurs humaines soient consciemment réduites, qui fait que la société d'aujourd'hui n'a aucun respect pour l'autre. L’avidité à gagner est plus importante que l’envie d’offrir. Par exemple, avec la crise du logement, on n'hésite pas à proposer des porcheries. Des « marchands de sommeil » proposent leur galetas à des prix qui seraient grotesques, s’il ne s’agissait pas de mettre sa famille à l’abri. Ces êtres font une abstraction complète de leur sentiment d’humanité pour l'autre. L'investisseur dont le seul intérêt est la bourse et ses profits, ne se soucie pas de l'humanité de l'autre. L’autre est un chiffre sur sa colonne. Il doit être rentable.

Je fais cette description pour démontrer la caricature monstrueuse dans laquelle tombent les gens séduits par l'esprit d'abstraction. Je décris la divergence irréconciliable entre leurs idées et les réalités vécues par les gens ordinaires, qui sont pourtant l’absolue majorité numérique de cette planète.

Lorsque nous permettons aux idées incorporelles ou immatérielles de nous détourner et de nous séparer du monde des réalités concrètes, cela aboutit à une cruauté clinique. Nous finissons paradoxalement comme dans cette pandémie, par le payer de manière inattendue et coûteuse. Les abstractions de l'idéologie néolibérale peuvent même prévaloir sur les liens d'amour entre parents et enfants.

Le néolibéralisme et l'individualisme poussés à l'extrême portent un vide intolérable… Et l'instabilité et l'insécurité qui les caractérisent démontrent à quel point c'est étrange dans un mode de vie normal. Auquel tout le monde semble pourtant s’habituer.

En fin de compte, ce système est incompatible avec nos efforts pour améliorer l'Humanité.

Des gens sont transformés en concepts abstraits et traités comme des inférieurs sans valeur. Des déchets.

Les Gilet Jaunes, les manifestations contre la retraite, les enseignants, etc., sont arrivés dans l’ordre au bout de cette évolution systémique. Les services d'urgences médicales français sont aussi à bout, les personnels hospitaliers mobilisés pour protester contre leurs conditions de travail... n’ébranlaient pas ces profiteurs avant la pandémie. On découvre même dans ce moment paradoxal que les gouvernements aux ordres de ceux-ci, qui font la nouvelle élite technocratique, sont capables de décisions eugénistes que nous découvrons avec les récentes décisions d’euthanasies dans les EHPAD, au travers des autorisations à prescrire des substances létales aux personnes âgées. Des dizaines de services d'urgence sont toujours en grève à travers la France, demandant plus de ressources humaines et financières. Il a fallu une pandémie aussi grave pour que les équipes de soins soient applaudies ou accompagnées. Jusqu’alors, le besoin qu’on en avait était abstrait tant qu’on se sentait en bonne santé. Les politiques chargés de la crise, mis au devant de leurs inconséquences, tentent de sauver leur peau dans l’opinion en multipliant soudainement les célébrations en l’honneur de ces personnels de la fonction publique dont notre vie tout à coup dépend. Jusqu’alors on n’en avait pas besoin. On fermait les unités. On les utilisait comme des « bêtes de somme ». Jusqu’alors, on pouvait fermer des hôpitaux et des centres de soins de proximité. D’ailleurs c’est toujours en question comme l’a annoncé  la semaine dernière, fausse note dans cette célébration soudainement orchestrée, un grand ponte de l’ARS (Agence Régionale de Santé) dans la région du Grand Est français.

Mais tout n’est pas noir dans ce moment historique qui nous rappelle au sens profond de notre vie

En marchant vers mon boulanger, je vois sur les poubelles, ému et même attristé, des messages écrits qui disent ; « Merci pour votre travail »… Cela s’adresse à des ouvriers qu’on ne voit jamais dans nos urgences quotidiennes et pressées, qui font ce travail si noble en soi,  mais qui sont si méprisés comme tous les métiers de services. Il a fallu ces temps extrêmes pour qu’enfin ils soient reconnus par la population. Découvrir qu’ils sont importants ! Qu’il n’y a plus en fin de compte de hiérarchie dans les métiers.

Comment la proximité soudainement familière de la mort qui égrène ses victimes sur les chaines en continu,  peut-elle nous rapprocher d'une vie de solidarité et de reconnaissance de l'autre ? Est-ce que les industriels, les banquiers, les investisseurs et toutes les autres professions qui ont fait de nous des abstractions chiffrées, savent qu’ils sont également enfermés et qu’ils mourront comme les autres au hasard aveugle du virus ? Auront-ils compris la beauté de la vie avant leur dernier soupir ? Le miracle que fût la leur ?

Guillermo Saavedra - 

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