HERMES

Federación Internacional de Comunicadores Populares

L'ORIGINE ET LES CAUSES DU TERRORISME DANS LE «FASCISME DE LA PAIX»

Par Guillermo Saavedra

Traduit par Claire Bouthillon

L'offensive planétaire des politiques néolibérales au niveau socio-économique, a réveillé les fondamentalismes et les nationalismes au niveau mondial. Politiques principalement consacrées à la société et aux libertés des citoyen dans les pays occidentaux. Cette idéologie est véhiculée par les médias multinationaux, qui contrôlent le capital. Système qui a développé une culture d'interdiction, de défense, de protection des puissants dans une notion de sécurité personnelle, même contre leurs peuples, à travers des méthodes fascistes utilisées dans le passé. Dans cette politique, les États donnent la priorité à une gestion de la violence, répressive, abusive et bestiale d’une police militarisée, consignée et aveuglée par la violence.

Nous vivons cela dans un monde déchiré par des bombardements stratégiques et des représailles, avec des conflits créés et développés par les principaux pays industrialisés. Les assassinats massifs d'êtres humains sont constamment justifiés et glorifiés au nom de la paix et de la démocratie. Sous couvert de la sécurité des États, ils attaquent, bombardent, détruisent, terrorisent, répriment des peuples qui ne sont pas d'accord avec cette politique absolutiste, très tyrannique et arbitraire, et qui donc, ces peuples, de manière simultanée en ce moment, se révoltent dans le monde.

Les états néolibéraux utilisant donc des méthodes hautement fascistes, légitiment leur pensée dominante et oppressive dans un raisonnement primitif déguisé sous un vocabulaire lié à des valeurs démocratiques, qui s’en trouvent dénaturées. Ils justifient ainsi le fait de : tirer à balle réelle sur les manifestants, interdire le dévoilement de certaines parties du corps humain, interdire le blasphème… Le chemin emprunté par les pays capitalistes est aujourd’hui très troublant, idéologiquement régressif voire intégriste. Dans leurs actes, en utilisant des méthodes de punition telle que la normalisation des mutilations à vie des manifestants, cette répression bestiale s’accompagne d’une restriction des libertés et d’abus illimités et permissifs en matière de violences, mises entre les mains de la police, avec des armes de guerre (interdites pour certaines), jusqu’aux blindés. Laquelle police, dédiée à la protection des citoyens, s’est transformée en milice répressive à leur encontre, jusqu’à un tout récent assassinat en France d’un livreur pris dans une manifestation. Cela rappelle les méthodes des escadrons de la mort en Amérique-Latine. Permis de tuer au prétexte que ce travailleur n’avait pas de permis de conduire ? Dixit un syndicat de police ? Impunité en tout cas maximale et décomplexée, ouverte à toutes les dérives dictatoriales, à tous les étages du commandement.

Parallèlement à cette évolution, l'orientation moderne de la pensée occidentale a accordé une valeur absolue aux formes de libérations individuelles, avec des arguments tels que : notre raison, notre liberté, notre égalité, nos droits dans notre environnement. Situation qui a conduit jusqu’à  l'autocensure, l'être humain à un développement hypertrophié de l'individualisme et du contrôle absolu des libertés.

Considérant que le néolibéralisme a instauré depuis 1980, une offensive idéologique planétaire, instaurant un système éducatif et professionnel de formation et d'éducation néolibérale dans les universités et les centres de formation du monde entier -

centres d'études, organisations scientifiques, centres de formation sociale, etc… -

l'idéologie néolibérale a conditionné et pénétré toutes les formes de pensée, à la fois politiques, sociales, sociétales. Tout ceci provient de conceptions qui régissent aujourd’hui la vie aux Etats-Unis, de manière archi communautaire, en discrimination positive intense qui gangrène les universités jusqu’en Europe.

Un système particulier est largement adopté par les partis politiques, les syndicats, bien des organisations sociales, y compris scientifiques, qui a conduit auprès des populations confrontées à une réalité dure, à une perte de crédibilité et de confiance qui motive les mouvements sociaux actuels. Le grand art est de définir comme fascistes, tous citoyens attachés à des valeurs rassembleuses d’émancipations, notamment laïques et républicaines, dans un horizon commun de valeurs et d’objectifs où tout le monde est égal à l’autre. Une originale « inversion des normes ». Ce système a été développé  grâce aux méthodes scientifiques "San Diego Palo Alto", par le professeur Éric Berne, qui a créé un système appelé « Analyses Transactionnelles ».

Dans la même situation, une grande majorité de techniciens, de juristes, d’avocats, d’ingénieurs, de médecins, de journalistes, d’intellectuels, et finalement dans tous les secteurs de la société, est conditionnée.

Après la guerre du Vietnam, le capital a compris l'importance des médias d’information de masse et à partir de là, s’est approprié le contrôle psychologique, voire psycho sociologique des masses, jusqu'à ce qu'il ait une majorité mondiale pour procéder au contrôle absolu de l'information, qui détient ses propres agences. Passons sur les scandales liés à la NSA (National Security Agency).

La formation et le conditionnement des travailleurs dans les médias, ont conduit à la création d'une grande entreprise de communication et de pénétration idéologique à travers des centres de formation du monde entier.

C'est ainsi que la mentalité citoyenne a été manipulée au cours de ces quatre dernières décennies, avec progressivement - quasi à dose homéopathique - jusque dans les contre pouvoirs institutionnels, verrous de notre démocratie : de méthodes clairement fascistes.

Le développement de la culture de l'interdiction, au profit des propres intérêts de protection et de sécurité d’une caste surtout lobbyiste au pouvoir, contrôle aujourd’hui nos vies et censure notre liberté d’expression, très offensive dans les réseaux sociaux. Tout cela a sciemment permis la création d’une société sombre et pessimiste, idéalement sans réelle résistance, sans plus de réaction légitime à l’oppression ; une société qui peut sembler libre, mais qui ne l'est pas. Plutôt conditionnée, même dans la façon de s'habiller. Des millions de jeunes se donnent aujourd'hui une apparence façon « grunge », avec des vêtements déchirés. La couleur noire prévaut. C’est un signal psychologique clair. S’agissant de cette couleur, il y a aussi beaucoup à dire de son adoption dans des codes vestimentaires impersonnels, portés par des technocrates robotisés, encadrant ou gouvernant notre supposée démocratie. Uniforme sinistre de l’idéologie néolibérale.

André Comte Sponville, philosophe français, dans son essai « Le capitalisme est-il  moral », écrit : « Le capitalisme tourne autour de son propre axe, constamment à la recherche de ce qui est possible et lucratif. C'est sa nature essentielle. Des valeurs telles que la sécurité de l'emploi et les avantages pour les travailleurs, passent à l'arrière-plan ».

Ceci étant, nous pouvons comprendre qu'il existe divers ordres, ancrés dans la société d'aujourd'hui, compatibles les uns avec les autres.

Le premier est la recherche de la spéculation et des profits.

Par exemple : ceux qui vivent sous l'influence de l'ordre économico-technico-scientifique, peuvent être des technocrates nucléaires qui, dans leur recherche, s'efforcent de développer la nature destructrice et meurtrière des armes nucléaires, sans penser aux horreurs qui résultent de leur utilisation. Ou, il peut y avoir des bio-technocrates  qui, outrepassant l’ordre de la nature, participent sans hésitation aux clonages humains et à la manipulation de lignées génétiques, ce qui tend à saper les fondements primordiaux de la dignité humaine, de la notion sacrée de la vie. Comme existe la recherche de mesures économiques pour une exploitation massive, laissant le contrôle au capital, sans tenir compte des besoins de la population, conduisant à une perte des valeurs humaines à travers une consommation débridée.

Selon John Keynes, les êtres humains ont, s'ils veulent survivre, ce qu'on appelle des «besoins absolus » qui doivent être satisfaits. Ils délimitent des cadres naturels.

Ensuite, il y a les « besoins relatifs » : ceux-ci sont liés à l'individualisme, au personnalisme, au désir de supériorité sur l’autre, qui ne cesse d’augmenter. Keynes dit : « Ils sont insatiables et incarnent la nature destructrice par l'excès, la violence et la cupidité. »

Le système mondial actuel de surabondance, à la fois de consommation et de contrôle du capital, à travers le néolibéralisme, a poussé des hommes d’État et les sociétés sous leur contrôle, vers des attaques et des agressions au seul profit des pouvoirs, quitte à démanteler les équilibres sociaux et à désertifier des territoires entiers paralysés, sans services de relais et de proximité, sociaux, hospitaliers et juridiques. Pour aller vers une civilisation vendant la dignité, la sécurité, la paix et avec elle, sa souveraineté, comportement déjà établi dans la plupart des pays du Tiers-Monde.

André Comte-Sponville les qualifie de « Misérables Techniquement Compétents ».

De même, apparait la logique interne du second ordre de la Légalité, qui est incapable de contenir les actes des « Misérables Juristes », qui se réjouissent ou se soustraient à ce qu’eux-mêmes imposent de suivre ou d’appliquer à la lettre.

Ministres, magistrats, préfets, médiateurs, tous conditionnés par le système néolibéral, qui sont censés appliquer la loi, la sécurité et l’ordre, servent les intérêts du capital. Ils se conforment au statut social accordé par le système. De cette façon, les libertés sont fondamentalement basées sur la pensée néolibérale, faisant souffrir les personnes dans une multiplication d’interdits qui s’achèvent dans des méthodes mentalement et physiquement violentes d'oppressions et d'immoralités, qui deviennent des modèles, jusque dans la façon dont la justice est rendue.

La généalogie du totalitarisme se concentre de plus en plus sur l'absence d'humanité, avec un niveau élevé de signaux poussant à la consommation, des techniques sophistiquées de manipulation, des privilèges effrénés qu’elle s’attribue de manière effarante et scandaleuse, prise sur ce qui faisait les équilibres sociaux…, jusque dans la débauche des pouvoirs publics liés au néolibéralisme, qui va jusqu’à multiplier les fraudes, les prévarications et les conflits d’intérêts qui déséquilibrent les rouages de nos sociétés. Qui en outre démantèlent les propriétés industrielles et patrimoniales qui appartiennent aux peuples, lesquels prennent conscience d’une décadence oblitérant l’ordre protecteur pour tous.

Le paradoxe veut que le troisième ordre est apparu, dans un cynisme absolu - l'ordre de la Moralité, qui permet l'existence de «Moraliseurs Misérables »  hypocrites et dogmatiques, qui manient très bien le langage de la morale pour mieux la détourner, notamment quand elle est républicaine et laïque, héritée en France des Lumières ; comme la décence, la loyauté, la vertu, la pureté. Valeurs détournées, très utilisées aujourd’hui comme dans le passé par le nazisme.

Cela repose finalement sur l'opposition au devoir et à l'interdit. La difficulté fait que l'ordre moral ainsi constitué pour avantager finalement sa propre licence, n’est pas facilement comprise à l'extérieur.

L'argument du capitalisme mondial entraîné par la finance, est encouragé par le vide idéologique causé par le déséquilibre politique et philosophique. Ou qui atteint même l'équilibre géopolitique, quand par la force et à travers les guerres, le monde est incliné sauvagement et imprudemment vers les rapports de forces continus.

La méthode fasciste de droite, qui conduit à un «fascisme de la paix », déguisé en partis politiques démocratiques, ne s'exprime idéologiquement nulle part au profit de sa  société. C’est le  «Ni droite ni  gauche », idéal pour en finir avec les oppositions politiques déjà  dans de fausses alternatives électorales comme aux Etats-Unis. Ainsi est-il plus facile d’imposer hégémoniquement ses codes, dans une souplesse en trompe-l’œil, un «ventre mou» de la pensée unique, qui annihile la notion d’opposition, mais qui surtout entend supprimer la lutte des classes, pourtant violemment appliquée et comprise par la caste des nantis néolibéraux qui commande les gouvernements. Comme c'est actuellement le cas dans les pays dits démocratiques, elle s’applique à force de « novlangue sophistiquée », initiant un « nouveau monde » en réalité parfaitement traditionnel voire rétrograde, dans le cas de la France, pour brouiller les réalités. Et qui s’étudie dans l’oppression technocratique qui nous transforme en colonnes de chiffres, précarisant ou supprimant d’un coup de rature, les contingences humaines qui contrecarrent le profit de quelques-uns. Cela existe aussi dans d'autres pays d'Europe et d'Amérique Latine.

Tous ces éléments conduisent à la dévaluation mondiale de la valeur de la vie humaine, banalisant la violence, pour part des États ; multipliant des massacres et le déplacement de millions d'êtres humains à travers des guerres créées et organisées dans la convoitise, par le capitalisme et la pensée néolibérale.

Ce sont les symptômes de l'idéologie du «fascisme de la paix » créée par la pensée sécuritaire «pour eux», et conditionnée par l'argument de l'ordre, de la tranquillité, de la sérénité et de la sécurité. Idéologie adoptée par les démagogues opportunistes, populistes ; des spéculateurs sociaux déguisés en démocrates.

La priorité accordée à la sécurité nationale, a conduit à une augmentation du développement des armes et au déni des libertés individuelles. Avec l'utilisation de nouvelles méthodes fascistes qui conduisent à des mutilations de masses, avec une répression brutale de la classe ouvrière. Le dernier recours devant la résistance civile est l’utilisation de la peur pour paralyser les mouvements, sans pour autant aller forcément jusqu’à interdire de manifester.

La conséquence internationale  de cette transgression est illustrée par la déclaration de guerre de l’occident au Moyen-Orient

Il s’agit d’interventions armées par des États économiquement riches, qui contournent de plus en plus fréquemment le droit international. Ils normalisent le principe de non-respect de l'Organisation des Nations Unies, laquelle se compose de plus de 190 pays. La création d’une organisation fantôme appelée «coalition démocratique », établit à travers des bombes et des attaques, toutes sortes d’ingérences ; une forme de consortium des intérêts compris, dite « coalitions démocratiques» punitives, qui prennent le contrôles d’autres Etats par des actions de terreurs et/ou de guerres permanentes caractérisées par de véritables génocides directs ou indirects, quand ils utilisent les conflits ethnicisés, ou passent par des mercenaires privés pour déstabiliser des régions disposant de grosses ressources.

Situation qui a suscité l’éveil des fondamentalismes et des nationalismes, créant ainsi des formes de défense machinale à travers le même système de terreur mis en place  par cette soi-disant « Coalition démocratique ». Les États-Unis, l'Angleterre, la France, l'Allemagne et d'autres, font partie de la bande de ces agresseurs.

Ces démocraties néolibérales, malades de l’intérieur, avec un taux de chômage élevé accentuant la pauvreté, entretiennent et développent sciemment une paupérisation systémique qui pousse les gens à accepter de travailler dans la précarité et l’exploitation, surtout si derrière poussent les migrants, véritables esclaves du capital, tout en bas de l’échelle des travailleurs. Elles justifient en outre maintenant : la répression armée, même envers leurs propres peuples. On se dirige vers un système de «démocratie» de contrôle et de sécurité, imposé par une terreur déployée avec leurs bombardements ou leurs représailles. Ces peuples sont devenus des ennemis non déclarés.

La violence utilisée, le meurtre de masse perpétré par des représailles, la cruauté et la barbarie, sont des éléments que l'humanité toute entière pensait avoir vaincu avec les Droits de l’Homme, dans sa portée universelle. La monstruosité et la brutalité sont de plus en plus présentes, qui appliquent des méthodes fascistes dignes de l’Opération Condor pratiquée de nouveau au Chili et par un coup d’Etat autoproclamé en Bolivie. Avec les mêmes méthodes d’oppressions, de viols, de tortures et d’enlèvements, par les dictatures militaires en Amérique-Latine : soutenues par les USA. Tout cela au nom de la concorde démocratique et d’une paix, empreinte de violence.

La gravité des menaces qui pèsent sur la vie et la dignité des peuples agressés, constitue une séquence extrêmement tragique qui active le terrorisme dans les pays dits démocratiques.

Les bombardements chirurgicaux, les dommages collatéraux, sont les conséquences de ce déluge sur la tête des populations souffrant de cette agression.

Vouloir imposer par les bombes, de la part de démocraties malades du consumérisme, et qui cultivent leurs inégalités sociales et économiques sans tenir compte de leurs cultures et moins encore de la dignité humaine ; engage finalement le pronostic vital de l’humanité entière, comme de celle de la planète, signant paradoxalement à terme, son propre suicide.

La mondialisation n'est pas seulement un élément du commerce et du capitalisme. Des idées contaminées sont également transmises, qui entérinent les dogmatismes et les orthodoxies.

L'avancée de l'idéologie néolibérale conduit ainsi l'extrême droite à entrer au Parlement Européen, en la normalisant dans le paysage démocratique affiché, que ce soit en Allemagne, en France, et dans d'autres pays membres.

Un mouvement actuel s’assume, transmis par l'idéologie «le fascisme de la paix», à travers les médias et la presse. Il est assimilé par la plupart des technocrates, qui viennent de classes riches dites privilégiées, avec des études de haut niveau, dans de grandes écoles, et dans des universités sélectes, études souvent approfondies… aux Etats-Unis. Ces technocrates soumis à la finance mondiale, font partie de la classes dite des néoconservateurs,  qui ont donné les « young leaders », pépinière dite sociale-démocrate / clintoniste. Ce sont des atlantistes assumés, adeptes des ingérences en tous genres. Des Made in Soros.

Tout cela démontre en outre que cette idéologie est hautement bourgeoise, et imprime évidemment la classe dominante intellectuelle.

Dans un tel système de démocratie, les paysans, les travailleurs et les employés n'auront jamais accès à des niveaux d'éducation élevés. Les embauches se faisant de plus en plus par « carnets d’adresse » que ne détiennent que les classes privilégiées. L'État lui-même, créé par les classes dirigeantes bourgeoises, en appétence à devenir une aristocratie de l’argent, contrôle tous les mécanismes d'accès au pouvoir, en utilisant l'ordre juridico-politique ; un élément qui permet d'exécuter un contrôle beaucoup plus efficace lorsqu'il s'agit de gouverner.

Le vide idéologique provoqué par l'offensive du néolibéralisme dans le monde, a engendré ces fondamentalismes et nationalismes déguisés en démocrates. Ils ont créé des barrières, des clôtures, pour réprimer, même leur propre communauté, qui doit s’asservir à leur idéologie. Le but est d’empêcher la solidarité, notamment dans la lutte sociale à visée universaliste, en faisant semblant de vivre en paix. Et cela, sans vouloir voir les causes réelles de la situation mondiale qui les a créées.

C'est là que se trouve le piège de l'extrémisme ou « fascisme de la paix », profitant de la faiblesse et de la folie du consumérisme effréné qui oblitère la conscience citoyenne, qui confine  les jeunes à travers de nouveaux moyens et techniques de communication qui les formatent, moyens qui augmente leur incompréhension idéologique, pratiquement greffés au bout de leur main. Ces jeunes sont dans une situation d’acculturation tragique,  encouragée par une réforme de l’Education au détriment de la culture générale qui est une armature de faculté et de capacité de décisions et de choix citoyens : indispensable tout au long de sa vie. On se trouve avec des surdiplômés, de plus en plus des égarés identitaires, parce que sans armatures, notamment républicaine et laïque.

Cela facilite le contrôle absolu des capitaux par les magnats et les agences multinationales d'information, au service des intérêts d’une élite néolibérale, qui d’ailleurs ne connait pas les frontières. Cette élite dite « Groupe Bilderberg », a fondamentalement engendré, au service de la «mondialisation libre et non faussée» : l'individualisme, le personnalisme et tous les « ismes » qui ont conduit au consumérisme aveugle. Générant ainsi la perte de valeurs telles que la solidarité, la fraternité, la protection de l’autre, en plus du manque d'intérêt pour l'intégration sociale et la participation dans la culture et la politique.

Le fascisme de la paix est une idéologie de plus en plus tyrannique, conditionnée à une responsabilité dictatoriale, oppressive, d'ordre féodal, de productivité, de responsabilité compétitive.

Toutes les actions de justice sociale en faveur de l'égalité passent d'abord par l'économie, la productivité, les valeurs économiques et la consommation.

L'objectif est de détruire les organisations sociales pour que le capital en profite. C’est pourquoi l’impératif est de conditionner les partis politiques dans leur ensemble à travers les médias. Voire idéalement, à les faire imploser. Ainsi en est-il en France avec la réforme actuelle des retraites : quand les syndicats sont les prochaines cibles.

Heureusement, le mépris et l'incapacité politique et idéologique de tous ces dirigeants, absolutistes décomplexés, en plein « coming out » sur leurs appétits et dans leur mépris vis-à-vis des mouvements populistes progressistes ; ne se cachent même plus. Ils donnent publiquement à voir, de manière pleinement assumée, un processus de corruption tel, qu’on les voit frénétiquement se vendre au plus offrant, comme des marchandises.

Actuellement, il y a deux côtés opposés à l'évaluation du concept de démocratie

L'une est une évaluation positive qui reconnaît l'origine vitale d'un enseignement qui maitrise une interdépendance dans tous les phénomènes, base pour les relations symbiotiques entre les humains et la nature, qui ne se trouve d’ailleurs pas dans la littérature.

L’autre, l'individualisme occidental moderne, est une évaluation négative qui souligne spécifiquement que, dans l'histoire du capitalisme moderne, ce concept a été utilisé comme base théorique du totalitarisme, et pour supprimer les droits de l'individu, sous prétexte de défendre l’hyper individualisme, en réalité la lobotomisation des consciences.

Je voudrais souligner que dans le passé, les États-Unis n'ont pas hésité à lancer deux bombes nucléaires sur le Japon, sans déclaration préventive, qui a donné cet horrible massacre et meurtre de masse de centaines de milliers d'êtres humains.

Ensuite, pour la deuxième fois, nous avons vu que, y compris et surtout sous mandat démocrate, pendant la guerre du Vietnam, ces mêmes États-Unis non seulement ont assassiné et tué des êtres humains, mais ont aussi tenté d’exterminer la nature, les animaux, les forêts et tous les éléments vivants avec le lancement de toutes sortes de bombes, y compris la dioxine ou "facteur orange". Tout cela avec des répercussions jusqu'à aujourd'hui, par la déformation d’enfants nés dans les secteurs bombardés. On peut dire que ces hommes sont responsables de ce fait macabre. Ce sont «des ennemis de l'humanité» qui devraient instrumentaliser contre eux-mêmes, s’agissant des Droits de l’Homme, un procès en « crimes contre l’humanité » : un nouveau Nuremberg.

Aujourd'hui, la bombe nucléaire menace la vie sous toutes ses formes et l'humanité dans son ensemble. Aux mêmes niveaux que la destruction de l’environnement de la planète. Comme Monsanto (Bayer), autre facteur tout aussi agressif mais moins direct sur nos vies et nos écosystèmes…

Ceux qui cherchent à établir la paix par des armes nucléaires, l'exercent pour la terreur la plus absolue.

C'est l'une des causes de l'idéologie du "fascisme de la paix".

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