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Federación Internacional de Comunicadores Populares

La confrontation avec la pandémie de coronavirus a généré de curieuses performances chez certains personnages. Cela vaut la peine de s’y arrêter car cela nous permet de mieux comprendre la position de chacun de ces acteurs, mieux, décideurs, vis-à-vis du virus :

 1.- La Chine a envoyé de l'aide humanitaire en Amérique latine. Certains des pays où la coopération chinoise est parvenue sont :

Le Venezuela, qui a reçu une commission de huit spécialistes chinois pour unir leurs forces face à la crise des coronavirus. L'équipe était composée de médecins et de scientifiques expérimentés dans le traitement contre celui-ci, lors de son plus haut pic dans le pays asiatique. Avec eux, 22 tonnes de matériel médical sont arrivées, dont 500 000 tests rapides, matériels de réanimations, combinaisons de protection, lunettes, masques et gants. Avant cette dernière aide, 55 tonnes de fournitures médicales étaient déjà arrivées et d'autres sont attendues.

La Bolivie, quant à elle, a reçu un don de fournitures médicales de la société chinoise Alibaba comprenant 100 000 masques faciaux, 20 000 kits de réactifs pour des tests viraux et cinq respirateurs.

L'Argentine a reçu 2 500 tests de diagnostic, 5 000 combinaisons de protection, 66 000 masques, 2 000 gants et 53 thermomètres numériques. 50 000 kits de réactifs supplémentaires et 10 respirateurs devraient bientôt arriver. La fondation Alibaba enverra également plus de 50 000 kits, de sorte que l'Argentine pourrait avoir plus de 150 000 kits de test grâce à l'aide convenue avec le géant asiatique.

Cuba a également reçu d'Alibaba un don de masques, de respirateurs et de tests pour la détection du coronavirus. Cependant, le blocus que les États-Unis maintiennent sur l'île a dans un premier temps, empêché l'arrivée de matériels médicaux dans le pays, forçant à des méthodes et des itinéraires alternatifs qui ont rendu l'expédition plus coûteuse.

De même, l'aide annoncée par Jack Max, le milliardaire chinois, fondateur d'Alibaba, comprend deux millions de masques, 400 000 tests rapides et 104 ventilateurs distribués dans 24 autres pays d'Amérique latine et des Caraïbes, dont le Brésil, le Chili, l'Équateur, la République dominicaine et le Pérou.

De la même manière, une cargaison de 11 tonnes de matériel médical est arrivée au Mexique, en provenance de Chine. Dans ce qui était le deuxième vol pour aider ce pays à faire face à la pandémie, avec 1,9 million de masques faciaux et 820 000 masques chirurgicaux livrés à bon port. Le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, a annoncé qu'un total de 20 vols sont prévus pour de telles livraisons contre le COVID-19, avec une fréquence de deux à quatre voyages par semaine.

 Et pendant ce temps-là ?

 De leur côté, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, pardon, de la lutte contre les narco trafiquants dont le Président du Venezuela, Nicolas Maduro, les États-Unis ont envoyé dans la région un groupe de destroyers, 10 garde-côtes, des chaloupes de débarquement, un avion de reconnaissance Awacs, un E-8 Joint Support and Battle Management Aircraft Stars, des hélicoptères garde-côtes et des destroyers, des avions de surveillance P-8, une brigade de l'armée, un nombre indéterminé de marines gardes-côtes, des fantassins, ainsi que des membres des Marine Corps et de l'Air Force, et une force d'opérations spéciales non déterminée, dans le but de réaliser un blocus naval qui empêche le libre-échange au Venezuela et l'arrivée de fournitures médicales et alimentaires.

 2.- Teodoro Ribera Neumann, que ses amis connaissent sous le nom de Teo, est un type tellement sale et puant que ses collègues du lycée allemand de Temuco dans le sud du Chili, au lieu de Teo, l'appelaient Peo Ribera. Il s'avère que Peo Ribera, le chancelier de Sebastián Piñera, président du Chili, a déclaré dans une interview qu'il était très préoccupé par la "catastrophe" que le coronavirus causait au Venezuela. Voyons les chiffres de la pandémie  entre son pays et le Vénézuéla :

Chili: Population. 18 050 000 habitants, 25ème place mondiale en nombre de contaminés.

Nombre total de cas: 7 917

Morts: 92

Guéris: 2,646

Cas par million d'habitants: 439

Cas actifs: 5 179

Taux de récupération: 33,42%

Nombre de tests par million d'habitants: 4 228

Venezuela: Population. 31 980 000 habitants, 119e place dans le monde en termes de contaminés.

Nombre total de cas: 197

Morts: 9

Guéris : 111

Cas par million d'habitants: 7

Cas actifs: 77 (tous hospitalisés bien que la plupart soient légers)

Taux de récupération: 56,35%

Nombre de tests par million d'habitants: 6 873

Si quelque chose pue, Monsieur Peo Ribera le bien nommé,  ce n'est pas exactement au Venezuela.

3.- Depuis 2017, une campagne médiatique internationale a déclaré dans une propagande planétaire, que des millions de personnes fuyaient le Venezuela en raison de la crise économique, à cause de sa mauvaise gouvernance, alors que cette situation est créée par le blocus et les sanctions des États-Unis et de l'Europe. Aujourd'hui, des milliers de Vénézuéliens partis en Equateur, au Pérou et même en Colombie…, retraversent la frontière pour rentrer au pays.

Si la situation est aussi critique que ces médias le disent, pourquoi ces populations rentrent-t-elles, si comme ils le prétendent, dans les paradis où ils avaient émigré, coulent des fleuves de lait et de miel thérapeutiques contre le coronavirus ? Les autorités locales de Colombie, de bonne foi, aident à leur rapatriement, mais m'ont demandé si le Venezuela est l'enfer "comme "ils" disent" !!! Ces médias ne sont-ils pas partie prenante d'un génocide,  en encourageant des migrants à aller vers leur mort ?

Le maire de Bogotá a même déclaré: "Nous ne pouvons pas payer nos propres loyers,  nous ne les payons donc pas aux Colombiens, et surtout pas aux Vénézuéliens. Nous leurs payons déjà la nourriture, les frais d’accouchement, les frais d’accès aux  jardins d’enfants, l'école, avec nos impôts à Bogota. Cette prise en charge dure depuis trois ans." Ne sait-il pas qu’au Venezuela, plus de 4 millions de Colombiens vivent dans le pays et ont les mêmes droits sociaux inscrits dans la Constitution nationale que s’ils étaient Vénézuéliens ??? S’ils ne retournent pas en Colombie, alors que la plupart ont fui dans le passé leur pays pour bénéficier des mesures sociales mises en place par feu Hugo Chavez, c’est qu’il y a une inégalité sociale et sanitaire fatidique dans leur pays d’origine !

 4.- Au Brésil, le président Bolsonaro a déclaré que le coronavirus est une simple "grippe" et a appelé à rejeter les mesures d'isolement et de contrôle mises en place par les gouvernements locaux. Il a dit qu'il était "inquiet (à propos du virus), mais toujours aux côtés des gens", ajoutant avec une euphorie mal contenue que: "Beaucoup l’ont déjà contracté malgré les précautions, et cela va s’aggraver… les mètres carrés surpeuplés, les stades pleins, le carnaval… "

Il y a certainement un intérêt économique à une telle hystérie. "Le Brésil a atteint le nombre de 25 262 personnes contaminées et 1 532 morts. Le ministre de la Santé, Luiz Henrique Mandetta, qui était membre des forces armées, a appelé au respect de la quarantaine et du confinement. Bolsonaro a pris la décision de le démettre. Jusqu'à présent, il n’y a pas réussi, mais il continue d'insister. Les militaires s'y sont opposés. Qui gouverne au Brésil ?

 5.- En Équateur, il y a 7 603 cas de coronavirus, 458 par million d'habitants et 369 décès, bien que "le ministre de la Santé, Juan Carlos Zevallos, ait présenté un rapport dans lequel il a souligné qu'il y avait au niveau national un nombre supplémentaire de 384 décès probablement dus à l'agent pathogène". Comme d'habitude, chez un président très limité mentalement, prêt à fuir en cas de conflit, celui-ci a ordonné à son gouvernement de prendre des mesures drastiques ... en matière économique. L'Équateur est, sinon le seul, l'un des rares pays au monde où des corps de victimes du coronavirus sont jetés dans les rues comme les pestiférés du Moyen-âge, et incinérés sans être identifiés. Le génie de son gouvernement a été de faire des dons d’emballages en carton en guise de cercueils, pour y déposer les cadavres en décomposition.

 6.- Ce n'est pas un scoop que le président de la Colombie est lui-même aussi incompétent. Il l'a amplement démontré en refusant de coordonner ses actions avec le pays avec lequel il a le plus de kilomètres de frontière, parce que s'il le fait,  les autres voisins alliés aux puissances néolibérales, diront que c'est criminel. Après avoir refusé  "la mendicité" aux autorités sanitaires internationales, il a dû l'accepter à contrecœur lorsqu'il est devenu évident qu'il perdait le contrôle sanitaire sur sa frontière ; l'État colombien l’ayant depuis longtemps laissé aux mains de gangs paramilitaires et de trafiquants de drogue, qui paradoxalement protègent, comme ils l'ont abondamment rapporté, les ONG et les enquêteurs indépendants qui ne reçoivent pas de ressources du gouvernement colombien et peuvent ainsi conserver leur autonomie.

 7.- Cuba, lui, est un petit pays de 11 millions et demi d'habitants, bloqué depuis 60 ans par la plus grande puissance du monde, ce qui a empêché l'expansion et le développement d’un potentiel scientifique et technologique incroyable chez un peuple éduqué et cultivé avec un si fort niveau d’expertise, et détenteur de connaissances irréfutables sur la scène internationale. Malgré ces terribles handicaps économiques, Cuba maintient des missions médicales permanentes dans plus de 60 pays et a pour le moment envoyé des brigades de santé dans 31 pays pour collaborer au fin de lutter contre le coronavirus. Pouvez-vous imaginer ce que cette île héroïque des Caraïbes pourrait faire de plus dans l’intérêt général,  si le blocus était levé et si les sanctions injustes aux intentions génocidaires, auxquelles elle est soumise,  n'étaient plus appliquées ?

 8.- Dimanche de Pâques, le pape François a demandé "... la fin des guerres, la suspension du commerce des armes et l'annulation de la dette des pays pauvres touchés par le coronavirus." La Conférence épiscopale vénézuélienne, elle, a demandé au gouvernement d'autoriser les processions au milieu du coronavirus et en pleine quarantaine. Quelque-chose ne va pas dans la Maison du Seigneur.

9.- En sa qualité d'actionnaire du laboratoire français Sanofi, le 19 mars, le président Donald Trump a annoncé que l'hydroxychloroquine produite par ce laboratoire pourrait être une alternative à la pandémie, et a déclaré qu’«il avait fait pression sur la Food and Drug Administration de son pays pour supprimer les obstacles à cette thérapie contre le coronavirus." Cependant, l'OMS a déclaré qu'"il n'y a aucune preuve qu'il s'agisse d'un traitement efficace pour le moment. Nous recommandons que la thérapie soit testée dans le cadre d'essais cliniques éthiquement approuvés, pour démontrer son efficacité et sa sécurité". Pendant ce temps-là, des gens par milliers meurent.

Plus tôt, Trump en avait "vendu" l'idée au président Bolsonaro lors de sa visite à Washington où environ 20 membres de son parti, dont plusieurs ministres, ont été infectés par le  coronavirus. En signe de soumission aux États-Unis, Bolsonaro a recommandé l'utilisation du médicament dans son pays. Or jusqu’alors, 11 Brésiliens sont morts par la stupidité de deux présidents qui jouent avec la vie des citoyens. L'utilisation du médicament étant toujours  interdite.

10.- Le président chilien Sebastián Piñera a-t-il de graves préoccupations humanitaires concernant l'expansion du coronavirus dans son pays ? Ou ces préoccupations sont la révolte sociale, qui l’ont conduit à libérer de ses prisons "cinq étoiles", une série de génocidaires, assassins, tortionnaires, quidams ayant commandité des disparitions forcées,  ainsi que des violeurs qui appartenaient aux forces armées de Pinochet qui sont des siens, de son camp.  Suivant leurs traditions, ces milices dont certaines ont formé la police et l’armée actuelles, ont recommencé leurs sales petites habitudes depuis le 18 octobre, lorsque le soulèvement populaire a eu lieu au Chili. Aucun des prisonniers politiques qui ont été arrêtés pour avoir protesté contre l'extrême exclusion de la majorité du pays de son avenir, dont parmi eux des militants sociaux qui n'ont tué personne, n'ont violé personne, n'ont fait disparaitre personne, n'ont torturé personne… ; aucun vraiment, n’ont été les sujets de la compassion de Piñera, qui leur a envoyé en pleine face, ces repris de justice fascistes. Ainsi en va-t-il de la démocratie et de la notion d’Etat de droit au Chili. Pays très bien vu et soutenu par les Occidentaux.  Ainsi va le monde si souvent, dans l’hémisphère Sud… jusqu’à présent.

 

Sergio Rodríguez Gelfenstein

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